Souvenirs, Villeray et moi (partie 1)

moiJe suis née en 1987. Vous savez la grande inondation que Montréal a connue en juillet 1987 ? Eh bien, j’étais sur terre depuis quelques jours à cette époque. Après avoir presque tout perdu, mes parents se sont installés dans le quartier Villeray en 1988. C’est sur la rue Berri, dans un petit 4 et demi situé au 2e étage d’un triplex que mon aventure dans ce quartier aux mille merveilles a débuté. Ce serait vous mentir si je vous disais que je me souviens de mon année 1988. C’est en 1989 que mon petit frère est né. Le petit appartement commençait à devenir petit pour 4 personnes et un chien. Mon père, éternel amoureux des animaux, avait un berger allemand. Un jour, il a dû s’en départir. Pourquoi ? Eh bien, la voisine du rez-de-chaussée formulait des plaintes au propriétaire lui mentionnant que le chien courait dans l’appartement et dérangeait. Mon père avait beau dire à la voisine que c’était moi du haut de mes 2 ans qui courais partout, la voisine exigeait que mon père se débarrasse de son chien qui l’empêchait d’écouter ses émissions de télé. Mon père écouta le propriétaire. Quelques jours plus tard, tandis que j’effectuais un marathon du salon à la chambre de mes parents, le téléphone sonna. Le propriétaire expliqua à mon père que la voisine lui avait fait une nouvelle plainte et qu’il devait absolument se débarrasser de son chien. Mon père, fou de rage, répondit que le chien était parti depuis plus de 48 heures et que c’était moi la cause de chahut. La voisine, mal à l’aise, déménagea le 1er juillet. C’est en juillet 1990 que mes parents, mon frère et moi déménagions au rez-de-chaussée du triplex de la rue Berri. Depuis, mes parents y sont toujours. Plusieurs aventures s’y sont déroulées, plusieurs souvenirs y sont gravés et la femme que je suis y a été élevée.

marie-faveryPassons directement à la maternelle. L’année de mes 5 ans. L’année où je suis rentrée dans la grande cour qu’est l’éducation et où j’ai peint chacun de mes doigts, des dessins que ma mère possède toujours, à mon grand étonnement. C’est en maternelle que j’ai vécu mon premier cercle social. C’est également en maternelle que j’ai gagné un prix de dessin et où ma face fût imprimée dans le journal du quartier avec Herby Moreau comme journaliste à l’époque de ce même journal. C’est en maternelle que ma vie dans le quartier Villeray a débuté.

Je me souviens encore de quelques petits moments. Celui qui me vient en premier est celui des allers et retours de l’école à la maison. Le même parcours : De Berri jusqu’à la rue Boyer par la rue Villeray. Mon école était Mary-Favery. Chaque matin, chaque midi et chaque soir, ma mère et moi effectuions le même trajet. 4 fois par jour et 20 fois par semaine. Les mêmes vitrines, les mêmes lumières, la même brigadière, les mêmes heures. Quelques fois, les vendredis, ma mère m’amenait au magasin de jouets qui s’appelait Mérette. Ce magasin de jouets était situé où l’on connaît aujourd’hui la crèmerie Archicrème et où se trouvent les locaux d’architecte. Quand j’entrais dans le magasin, tout était possible. J’avais toujours l’impression qu’il y avait des choses nouvelles. Quand j’étais gentille et que ma mère avait un peu de sous, j’avais le droit de m’acheter quelque chose. La plupart du temps, je choisissais les livres de poupées en cartons que je pouvais habiller avec des vêtements en carton ou des Polly Pocket. Oui je sais, je vous ramène très loin derrière. Vous savez l’époque où ma mère n’avait pas de cellulaire et où mon père devait attendre son retour pour lui poser une question ? Eh bien, c’est bel et bien cette époque.

Monsieur-Hot-Dog-956x1280Mis à part le magasin de jouets, ma mère nous gâtait beaucoup mon frère et moi malgré le peu de moyens qu’elle avait en tant que femme au foyer. Ma mère traînait mon frère partout puisqu’il avait 3 ans. Quelques fois, c’est au Mr. Hot-Dog sur la rue St-Hubert que ma mère nous amenait dîner. Un petit hot-dog steamé alldress mélangé à l’odeur de cigarettes des joueurs compulsifs installés aux machines à sous, c’était ça dans l’temps ! Ma mère aussi fumait pendant qu’on mangeait notre hot-dog et nos patates frites trop grasses. Mais c’était ça dans l’temps !

 

Crédit photo

1- Photo personnelle

2- École Marie-Favery

3- Monsieur Hot-Dog

 

À suivre…

moi profil

Karine Caron, auteure et co-fondatrice.

valérie

Valérie Dupont, réviseur.

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