La biodiversité

Vous avez sans doute déjà écouté un épisode de Découverte, dans lequel la voix rassurante de Charles Tisseyre nous guide à travers les beautés de la nature, des images à couper de souffle, des animaux surprenants et des paysages paradisiaques. Ce qui fait de ces endroits une vraie richesse est la biodiversité qui s’y retrouve. Des centaines d’espèces d’animaux, des milliers d’insectes différents et un nombre impressionnant de plantes et d’arbres différents. Souvent, on regarde ces images ou on se promène en forêt sans se douter du nombre d’êtres vivants qui nous entourent.

Le pilier des forêts est sans aucun doute les arbres. J’adore les arbres. Majestueux, imposants, sublimes et fascinants. Quand on commence à les regarder et les identifier, c’est tout un monde qui s’ouvre à nous. Une seule espèce d’arbre assurerait la survie d’environ 30 espèces! Ce qui veut dire que si une sorte d’arbre disparait, ce sont plusieurs sortes d’oiseaux, d’insectes, de plantes et de microorganismes qui risquent de disparaitre à leur tour!

Ce qui assure la santé et la viabilité de l’écosystème est la biodiversité. Mot clé à retenir.

C’est très bien de faire de l’agriculture, de planter des vivaces et annuelles au printemps, de faire un potager et de planter des arbres. Ce qui devrait changer, c’est de trop planter les mêmes choses. Ce qu’on appelle la monoculture. C’est ce qui arrive dans les champs d’agriculture. Des kilomètres de maïs. Des kilomètres de soja. Des kilomètres de blé. Sans s’en rendre compte, cette méthode de culture, plus facile, plus rentable est nuisible pour l’environnement. Pour assurer la santé de l’écosystème, l’alimentation des abeilles, des insectes pollinisateurs et des oiseaux doit être variée. Il doit en avoir pour tous dans un périmètre raisonnable. Avoir un jardin, des plates-bandes et des champs garnis de diverses espèces permet d’avoir un équilibre. Les insectes ravageurs sont moins nombreux, les maladies sont mieux contrôlées et on augmente la survie d’un bon nombre d’espèces à long terme.

Un exemple simple. Notre fameuse amie l’agrile du frêne. Vous en avez sans doute entendu parler. À Montréal, les arbres de rue sont majoritairement des frênes, des érables de Norvège et des érables argentés. Les frênes ont été plantés massivement en bordure des rues, car ils sont des arbres formidables pour le milieu urbain. Ils tolèrent la pollution et un certain stress, parfait pour les conditions urbaines. Maintenant que l’agrile du frêne est arrivé, c’est une grande partie de nos arbres que nous perdons. C’est ce qui arrive à Montréal, c’est ce qui arrive partout et c’est ce qui arrive à Villeray.

Si vous marchez sur une rue comme Berri, vous verrez une grande majorité de frênes et d’érables de Norvège. Sur Casgrain, une majorité d’érables argentés. Il y a peu de diversité.

La mise en place d’une biodiversité est un cheval de bataille important pour les gens du domaine, mais il aura fallu perdre une grande quantité d’arbres pour que plusieurs s’en rendent compte.

En vous promenant dans le quartier et au parc Jarry, observez les nouveaux petits arbres récemment plantés. Ces nouvelles plantations sont variées. On ne veut pas se retrouver à perdre le quart des arbres d’un seul coup. La diversité permet de perdre un plus petit nombre d’arbres à la fois si un problème survient. Le choc est moins grand.

En me promenant dans le quartier, j’ai été impressionnée par la diversité plantée. Des catalpas (mes préférés), maackia, amélanchier, micocoulier, tilleuls, chênes, ormes de plusieurs cultivars, lilas japonais, féviers, chicots d’Amérique, érables de plusieurs espèces, etc. On ne les remarque pas toujours, mais maintenant que vous savez qu’il existe plus que des érables, peut-être serez-vous tenté de les observer et de lire les noms sur les étiquettes qui n’ont pas encore été enlevées! Cela peut être intéressant à faire avec les enfants pour leur apprendre à reconnaitre les diverses espèces d’arbres et d’éveiller tranquillement leur conscience à l’importance de ces gros végétaux dans nos vies. Si vous allez au parc Jarry au coin Jarry et Saint-Laurent, un nouvel aménagement vient d’être terminé et vous aurez un bel aperçu de ce qui est fait pour verdir le quartier et diminuer l’impact de la perte des frênes.

Marcher la tête dans les airs pour regarder les arbres, ça peut faire changement que de marcher la tête en bas les yeux rivés sur le cellulaire!

Je vous parlerai éventuellement de l’importance des arbres dans nos vies! Ils sont essentiels si vous aimez respirer et leur monde est tout aussi fascinant que méconnu!

Bonne promenade!

Signature_Mélissa Signature_Alix

 

 

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