Un passeport nommé Barista

Il y a longtemps, j’ai dû cesser de boire du café. En plus d’avoir des brûlements d’estomac (je prenais trop d’américanos), j’ai développé une intolérance au lactose (donc, bye bye lattés).

Je me suis donc recyclé en turbo-fan de thé. Me suis tapé des formations chez Caméllia Sinensis, ai visité plusieurs plantations en Asie et me suis même mis à plancher sur un plan d’affaires pour ouvrir un salon de thé.

Dans la vie, j’suis intense…

Puis, une amie m’a pris par la main et a entrepris de faire mon éducation. « Euuuh, savais-tu que t’as juste à demander ton latté avec du lait de soya ou du lait d’amande? » Je me suis immédiatement empourpré, tant pour tout le potentiel que me réservait l’avenir que par la gêne profonde.

J’ai donc replongé dans l’univers du café il y a quelques années. Avec bonheur. Parce que tsé, j’ai un bébé à la maison…

Selon l’inspiration du moment, j’ai osé le cortado, le latté au lait végétal, mais aussi le london fog, le dirty chai ou le dirty matcha.

Ça change de l’époque de mes études universitaires, où les choix se limitaient pas mal au café filtre aromatisé aux noisettes ou aux framboises.

Animé par une envie d’approfondir mes découvertes, j’ai eu le privilège de recevoir un Passeport Barista. Dans ce livret, 32 cafés indépendants situés dans différents quartiers de Montréal (dont Villeray) offraient aux détenteurs de découvrir leur commerce et de déguster un breuvage parmi une sélection propre à chaque endroit.

Je me suis arrêté dans dix de ces établissements au cours des derniers mois.

Et je suis devenu l’une de ces personnes qui prennent leur café en photo.

Voici mes impressions.

Au mois de juillet, j’ai d’abord visité le SoupeSoup du Mile End, au 5333 Casgrain. Et pour cette première expérience avec mon Passeport, j’y suis allé pour un breuvage que je n’avais jamais essayé, soit le flat white. Bon, ne me lancez pas de pierres. Si je n’avais pu encore poser mes lèvres sur un flat white avant 2017, c’est que j’étais trop occupé à changer des couches. Je connaissais toutefois l’existence de cette spécialité australienne, car lors d’un passage dans Tribeca, à New York (voilà qui se glisse bien dans une conversation), j’avais ouïe dire que Hugh Jackman avait demandé à ses employés de servir des flat white dans son café du quartier, le Laughing Man.

En somme, le flat white contient un peu plus d’espresso et un peu moins de lait qu’un latté. Il en résulte un breuvage à la texture aussi crémeuse qu’au goût caféiné. Normalement, la portion est un peu plus petite que le latté et la température, elle, un peu moins chaude que le cappuccino.

Au SoupeSoup, j’ai eu droit à un délice, un véritable petit velours caféiné avec beaucoup de corps.

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Toujours en juillet, j’ai visité pour la première fois un nouvel établissement que je voulais depuis longtemps découvrir : le Bristol Chai, au 30 Prince-Arthur Ouest (de biais avec le Juliette et Chocolat). Comme son nom l’indique, il s’agit d’un bar à chaï. Mon rêve ! Mon choix s’est arrêté pour un Winston, que l’on décrit sur place comme un chaï boisé et chaleureux, avec ses épices foncées comme la chicorée, le poivre noir, la cardamome noire et le clou de girofle. Bien que c’aurait probablement été un meilleur choix pendant les saisons fraîches, l’équilibre entre le lait, le thé et les épices était parfait.

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Pour une sélection plus audacieuse, j’ai ramené à la maison un sachet de Eva, un chaï au thé vert (!) agrémenté de parfums de gingembre et curcuma. Surprenant, mais diablement satisfaisant.

En août vînt le tour du café Chez l’Éditeur, sur St-Hubert, juste au nord de la Plaza. Ce café relativement nouveau partage un édifice avec des maisons d’édition, dont Québec Amérique, et il est possible d’y bouquiner tout en appréciant notre breuvage. J’y suis cette fois allé pour un bon vieil américano, comme dans le temps où je fréquentais le Atomic dans Hochelaga. Fumant, corsé, juste à point.

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La semaine suivante, c’est au Chiado28, 1404 Beaubien Est, que je me suis posé. Très lumineux, en coin de bâtiment, cet établissement se déploie sur deux étages. C’est là-haut que j’ai savouré un grand latté au soya. Servi dans un verre, on parle ici d’un latté avec de la personnalité! Crémeux, au goût légèrement caramélisé, j’ai été sur un high pour le restant de la journée.

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De retour dans Villeray, je me suis rendu au petit Pinocchio, 505 Gounod. Ici aussi on opte pour un verre pour servir le latté. Le soleil brûlait ce jour-là, mais j’avais tout de même besoin de ma caféine.

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Mes cinq visites suivantes, les dernières, ont été effectuées dans un mode un peu moins relax et pas mal sur le pouce.

C’est aussi ça, être papa.

Pendant mes emplettes au Marché Jean-Talon, j’ai traversé Casgrain pour me rendre au SoupeSoup et succomber à nouveau pour un flat white, accompagné de l’une de leurs gourmandises. Bonheur.

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Les autres breuvages ayant été dégustés dans un mode « pour emporter », je jugeais qu’il serait non-représentatif de prendre un cliché de mon gobelet réutilisable Keep Cup.

Je peux tout de même vous en glisser un mot.

Au Café In Vivo, maintenant rendu dans le complexe du stade olympique (4545 Pierre-de-Coubertin), j’ai eu envie d’un grand london fog au soya. Parfaitement sucré, avec cet incomparable parfum de bergamote qui vous tapisse le palais, ce london fog m’a longtemps laissé en bouche un agréable goût fumé. Comme si j’avais carrément le brouillard dans la bouche!

Avant de rejoindre une amie au théâtre, je suis passé en éclair au café Reine Garçon, au 611 Duluth Est (de biais avec le Pied de Cochon). Charmé par le look bric-à-brac de l’endroit, je me suis promis d’y retourner. On m’y a servi un délicieux chaï latté, que j’aurais aimé apprécier pour un plus long moment.

Un chaud matin, je suis passé au Olives & Café Noir, au 1109 Beaubien Est. À la fois café et épicerie fine, cet établissement bigarré sert de bons breuvages (visiblement assez bons pour Louis-Jean Cormier, à en fier par mon sens aiguisé de l’observation) et j’ai opté pour un latté. Je l’ai savouré en fouillant parmi les produits sur les tablettes.

Pour terminer, en revenant d’un film au Forum, j’ai découvert le Café Spoon, au 2183 rue Crescent, où j’ai pu constater qu’on sait également faire de bons flat whites chez les Anglos 😉

Un gros merci à tous ces établissements pour ces découvertes.

Et à quiconque pourrait me lire, je prendrais bien un Passeport Thé, maintenant !

 

Signature_Dominic                                       Signature_Jennifer

 

 

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